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déc/09
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It’s been a while

Découvrir

Je suis allé à une réunion d’anciens élèves, et nous sommes parvenus à la conclusion que même si nous avions tous parcouru nos propres chemins professionnels respectifs, dans le fond, nous n’avions pas changé.

Cela a entraîné chez moi une certaine déception.

C’est à dire que je me retrouve souvent à penser que je dois avoir une relation particulière avec mon passé. Moi et ma tendance à toujours vouloir me reconnecter avec « l’ancien temps ». J’allais jusqu’à faire de la psychologie bon marché en me prétextant qu’il fallait que je comprenne mon adolescence pour pouvoir passer à l’age adulte, mais bon, en fin de compte j’en sais rien.

Bon, je vais me coucher, je rêverai peut être que quelqu’un me dise que j’ai changé et me fasse une petite tape sur la tête en guise d’approbation, ça me ferait plaisir ça.

18
mai/09
22

L’intimité. Connais pas.

Mon père et ma mère m’ont demandé mon amitié sur facebook. J’avoue que pendant quelques secondes je me suis dit que ça pouvait être dangereux pour moi, mais finalement en y réfléchissant bien… et bien…

Je n’ai rien à cacher.

(exceptés les revues pornos situés en dessous de mon lit, dans l’armoire de droite sous les vêtements, en dessous de ma commode, dans la bouche d’aération…)

… ni aux parents

Oui, je n’ai rien à cacher, que ce soit sur mon profil facebook, où l’on me voit forcément faire la fête, boire, fumer, ainsi que poser devant une rangée de culs poilus (cf mon anniversaire), … et bien je m’en fous. Je m’en fous parce que j’assume. D’après mes souvenirs, mes derniers gros mensonges fut à l’encontre de mes parents, concernant mon tatouage ou mon vice par rapport à la cigarette. Mais bon… j’ai beau me creuser la tête je ne sais pas ce que je pourrais leur avouer d’autre.

… ni aux copines

Et qu’est ce que ça fait du bien, finalement, d’être clair par rapport à toutes, en particulier par rapport à mes anciennes copines (« Nan désolé, c’est que pour le cul. »). Forcément, un mensonge en entraîne souvent d’autres, et quand la vérité ressurgit, c’est vraiment le bordel et j’en ai déjà assez fait les frais pour pas ne pas vouloir recommencer. Dans ce domaine là, j’ai peu de principe, mais quand même, il y a un strict minimum.

… ni aux potes

Moi, le contrat social, je ne connais pas : mentir pour le plaisir de son prochain parce que c’est un code de bonne conduite en société (« chouette coupe de cheveux », »chouette photo! superbe! ») , et bien je ne le ressens pas de cette manière. Je pense que je pourrais aller jusqu’à m’auto persuader du fait que je vive dans un monde de bisounours et que la vérité n’est que beauté. Bon après on me rapproche « d’avoir un sacré filtre à merde » (dixit florian) et de pouvoir supporter des gens apparemment complétement excentriques. On en arrive donc au point suivant

… et à moi même?

Parce que finalement, s’il y a bien une personne à qui j’ai du mal à dire la vérité  : c’est à moi même.  

On ne l’entendait plus par ici, on le croyait disparu,  mais Schizo-boy est bien de retour.

Des fois j’ai envie de le prendre par le col, le défenestrer histoire d’y voir clair dans mon petit jeu. Petit con, va.

1
fév/09
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Du boulot au bout du tunnel

J’ai enfin fini tout ce processus de prospection de stage! Après quelques rebondissements et de longues hésitations dans les opportunités qui m’ont été données, j’ai enfin fait mon choix.

Lundi, je commence chez Esker, un éditeur de logiciel, spécialiste dans dématérialisation de documents dont le but est d’automatiser les workflows dans la gestion d’entreprise. Pourquoi Esker?

  • Pour la garantie d’avoir une expertise et un encadrement,
  • Pour la structure interne non orientée SSII
  • Pour la localisation du siège social (à Charpennes = 2 minutes de chez moi)
  • Pour les potentiels postes disponibles à l’embauche, à l’international.

Je pourrais sortir d’autres arguments, mais c’est principalement pour ceux là que j’ai choisi Esker, plutôt qu’Atos, ou oXya, ou Alinto. Ce stage, on pourrait le dire, je l’ai eu avec difficulté (un test technique complètement foiré) et c’est apparemment pour cela que je devrais être content. Suis-je content?

J’aimais bien prospecter un stage, passer en entretien, je m’étais attaché à cet exercice durant lequel il fallait se mettre en avant et parler de soi. Un peu comme une thérapie quoi. Mais finalement, il fallait bien y mettre fin, à ça et à la longue période de vacances que j’ai eue.

Fini les 10 heures de sommeil la nuit, fini les soirées improvisées dans la semaine qui finisse au lever du jour, je reviens petit à petit dans une vie réglée à l’heure près. Bonjour les réveils difficiles où je me bats avec mes yeux pour qu’ils ne restent pas à glander derrière mes paupières, pour finir par me  bruler la rétine avec une lampe afin de leur signifier : « hop hop hop faut arrêter de se tourner les doigts dans le cul ». Génial. 

Donc content oui, de faire avancer les choses. Mais moins content de laisser derrière une période phénoménale.  Schizo-boy est de retour.

Alors tranquillement, j’ai profité des derniers moments qui me restaient, et je continue d’en profiter. L’autre jour en revenant du supermarché, je suis passé devant cette usine désaffecté qui me narguait depuis des années sans que j’eusse la motivation nécessaire pour  y aller. Alors encore une fois je suis allé faire le tour pour voir si une quelconque entrée cachée avait été faite depuis le temps : c’est à ce moment que des gamins de 12-13 ans qui m’ont vu inspecter les environs,  sont venus me demander « Monsieur monsieur, vous êtes un tagueur? » 

Je leur ai expliqué que non, je ne me livrais pas à ce genre d’activités illégales mais que j’aurai beaucoup aimé visiter l’intérieur pour revenir plus tard et faire des photos. Une chose improbable arrive : il s’avère qu’ils vont régulièrement à l’intérieur s’amuser et décident donc de me montrer l’entrée « cachée » qui est en fait un trou dans un mur un peu plus loin, et de me payer une visite guidée des lieux.

Je suis revenu peu de temp après dans cette usine de textile désaffecté avec Antho et mon appareil photo et voici le set que j’en ai fait. Pour la petite anecdote, quand j’y suis allé la deuxième fois, il y avait une photographe en apprentissage qui avait amené sa modèle pour faire du nu : je suis visiblement pas le seul à être fasciné par ce type de décor. Des que j’aurai un peu le temps, je ferai pareil, j’y retournerai avec quelqu’un.

Au lieu d’aller se cailler les miches dans cette usine pour notre premier travail ensemble, je suis allé chez Mallo pour enfin faire cette session photo dont on avait parlé depuis longtemps.. Photos en cours de process,  je sais pas du tout ce que ça va donner.

Je me rappelle ma première session photo, qui était un peu comme ma première fois : stressé mais excité comme une puce parce qu’on attendait que ça, mais quand le moment arrive, on fait genre on maitrise alors qu’en fait on sait pas du tout ce qu’on fait, on a du mal à conclure ou à en voir la fin,  mais quel bonheur quand ça arrive. Après avec le temps on s’assagit, avec Mallo qui,  je pense,  trépignais d’impatience, moi j’étais tout tranquille, un peu à l’arrache: alors que je devrais pas.  Donc, note pour plus tard : davantage de préparation et de mise en condition avant une session photo.

Et voilà, c’est ainsi que s’achève la longue aventure de Sanh Ly en vacances pendant 6 mois.

Par un café, une clope, et moi.