fév/094
Du boulot au bout du tunnel

J’ai enfin fini tout ce processus de prospection de stage! Après quelques rebondissements et de longues hésitations dans les opportunités qui m’ont été données, j’ai enfin fait mon choix.
Lundi, je commence chez Esker, un éditeur de logiciel, spécialiste dans dématérialisation de documents dont le but est d’automatiser les workflows dans la gestion d’entreprise. Pourquoi Esker?
- Pour la garantie d’avoir une expertise et un encadrement,
- Pour la structure interne non orientée SSII
- Pour la localisation du siège social (à Charpennes = 2 minutes de chez moi)
- Pour les potentiels postes disponibles à l’embauche, à l’international.
Je pourrais sortir d’autres arguments, mais c’est principalement pour ceux là que j’ai choisi Esker, plutôt qu’Atos, ou oXya, ou Alinto. Ce stage, on pourrait le dire, je l’ai eu avec difficulté (un test technique complètement foiré) et c’est apparemment pour cela que je devrais être content. Suis-je content?
J’aimais bien prospecter un stage, passer en entretien, je m’étais attaché à cet exercice durant lequel il fallait se mettre en avant et parler de soi. Un peu comme une thérapie quoi. Mais finalement, il fallait bien y mettre fin, à ça et à la longue période de vacances que j’ai eue.
Fini les 10 heures de sommeil la nuit, fini les soirées improvisées dans la semaine qui finisse au lever du jour, je reviens petit à petit dans une vie réglée à l’heure près. Bonjour les réveils difficiles où je me bats avec mes yeux pour qu’ils ne restent pas à glander derrière mes paupières, pour finir par me bruler la rétine avec une lampe afin de leur signifier : « hop hop hop faut arrêter de se tourner les doigts dans le cul ». Génial.
Donc content oui, de faire avancer les choses. Mais moins content de laisser derrière une période phénoménale. Schizo-boy est de retour.
Alors tranquillement, j’ai profité des derniers moments qui me restaient, et je continue d’en profiter. L’autre jour en revenant du supermarché, je suis passé devant cette usine désaffecté qui me narguait depuis des années sans que j’eusse la motivation nécessaire pour y aller. Alors encore une fois je suis allé faire le tour pour voir si une quelconque entrée cachée avait été faite depuis le temps : c’est à ce moment que des gamins de 12-13 ans qui m’ont vu inspecter les environs, sont venus me demander « Monsieur monsieur, vous êtes un tagueur? »
Je leur ai expliqué que non, je ne me livrais pas à ce genre d’activités illégales mais que j’aurai beaucoup aimé visiter l’intérieur pour revenir plus tard et faire des photos. Une chose improbable arrive : il s’avère qu’ils vont régulièrement à l’intérieur s’amuser et décident donc de me montrer l’entrée « cachée » qui est en fait un trou dans un mur un peu plus loin, et de me payer une visite guidée des lieux.

Je suis revenu peu de temp après dans cette usine de textile désaffecté avec Antho et mon appareil photo et voici le set que j’en ai fait. Pour la petite anecdote, quand j’y suis allé la deuxième fois, il y avait une photographe en apprentissage qui avait amené sa modèle pour faire du nu : je suis visiblement pas le seul à être fasciné par ce type de décor. Des que j’aurai un peu le temps, je ferai pareil, j’y retournerai avec quelqu’un.
Au lieu d’aller se cailler les miches dans cette usine pour notre premier travail ensemble, je suis allé chez Mallo pour enfin faire cette session photo dont on avait parlé depuis longtemps.. Photos en cours de process, je sais pas du tout ce que ça va donner.
Je me rappelle ma première session photo, qui était un peu comme ma première fois : stressé mais excité comme une puce parce qu’on attendait que ça, mais quand le moment arrive, on fait genre on maitrise alors qu’en fait on sait pas du tout ce qu’on fait, on a du mal à conclure ou à en voir la fin, mais quel bonheur quand ça arrive. Après avec le temps on s’assagit, avec Mallo qui, je pense, trépignais d’impatience, moi j’étais tout tranquille, un peu à l’arrache: alors que je devrais pas. Donc, note pour plus tard : davantage de préparation et de mise en condition avant une session photo.
Et voilà, c’est ainsi que s’achève la longue aventure de Sanh Ly en vacances pendant 6 mois.
Par un café, une clope, et moi.
jan/098
Que faire après le boulot.

Je m’apprêtais à partir pour une soirée quand je croise mon hôte qui venait juste de revenir de son travail : le bol de chocapic dans les mains, les énormes pantoufles-phoques aux pieds, j’ai craqué tout de suite et j’ai sorti mon appareil photo. Sté(phane), la première chose qu’il fait quand il revient d’une « rude » journée, c’est de se mettre à l’aise. Il troque ses fringues du boulot, pour des fringues plus confortables.
La routine fatigante du boulot? Pour ma part, j’en ai pas encore vu la couleur, vu que je recherche encore un stage. Des propositions de la part de 2 PME, mais aussi d’Atos Wordline et là j’attends encore pour Esker. Au niveau du recrutement, j’ai fait l’expérience de méthodes de recrutement plutôt alternatifs : ce mois-ci, deux agences de com’ à Paris m’ont contacté via le formulaire de mon blog pour différentes raisons.
- la première voulait que je participe à un tournage de Plus Belle La Vie à Lyon comme Very Important Blogueur
- La deuxième m’avait trouvé via Twitter Search, et m’a proposé un stage dans leur agence à Boulogne Billancourt pour m’occuper de la cyber présence (blog, forum, réseaux sociaux) de grandes marques.
Pendant ce temps là, je m’occupe de choses et d’autres : je me remets au c++ ( en prévision d’un test technique pour Esker ), je m’occupe enfin du design de mon blog dont la navigation était complètement approximative. Les archives sont maintenant accessibles par la barre d’en haut, et j’utilise un plugin qui donne un truc bien joli, ma foi.
Schizo boy: »Allez ferme ta gueule »
Ok, c’est bon je me la ferme.
déc/083
What Americans think about Frenchies.
J’étais en train de réviser pour un de mes derniers partiels, quand je suis tombé sur un chapitre assez particulier de mon livre sur le management de projet. « Work in France ». Voici donc comment les managers américains voient les managers français. Attention, it’s in english.
Some Americans consider the French the most difficult to work with among Europeans. This feeling probably stems from a reflection of the French culture, which is quite different from that in the United States.
In France, one’s social class is very important. Social interactions are constrained by class standing, and during their lifetimes most French people do not encounter much change in social status. Unlike an American, who through hard work and success can move from the lowest economic stratum to the highest, a successful French person might, at best, climb one or two rungs up the social ladder. Additionnally, the French are very status conscious and like to provide signs of this status, such as knowledge of literature and arts; a well-designed, tastefully decorated house; and a high level of education.
The French tend to admire or be fascinated with people who disagree with them, in constrast, Americans are more attracted to those who agree with them. As a result, the French are accustomed to conflict and, during negotiations, accept the fact that some positions are irreconcilable, and must be accepted as such. Americans, on the other hand, tend to believe that conflicts can be resolved if both parties make an extra effort and are willing to compromise. Also, the French often determine a person’s trustworthiness based on their first-hand, personal evaluation of the individual’s character. Americans, in contrast, tend to evaluate a person’s trustworthiness on the basis of past achievements and othe people’s evaluations.
The French are often accused of lacking an intense work ethic. For example, many French workers frown on overtime and on average they have one of the longest vacations in the world (four to five weeks annually). On the other hand, the French enjoy a reputation for productive work, a result of the French tradition of craftmanship. This tradition places a greater premium on quality rather than on getting things accomplished quickly.
Most French organizations tend to be highly centralized with rigid structures. As a result, it usually takes longer to carry out decisions. because this arrangement is quite different from the more decentralized organizations in the United States, many US project managers find the bureaucratic red tape a source of considerable frustration.
In countries like the United states, a great deal of motivation is derived from professional accomplishments. The French do not tend to share this same view of work. While they admire American industriousness, they believe that quality of life is what really matters. As a result they attach greater importance to leisure time, and many are unwilling to sacrifice the enjoyment of life for a dedication to project work.
Cautions to remember with the French include these:
- The French value punctuality. It is very important to be on time for meetings and social occasions.
- Great importance is placed on neatness and taste. When interacting with French businesspeople, pay close attention to your own professional appearance and appear cultured and sophisticated.
- The French can be very difficult to negociate with. Often, they ignore facts, no matter how convincing they may be. They can be quite secretive about their position. It is difficult to obtain information from them, even in support of their position. Patience is essential for negociating with them.
- French Managers tend to see their work as an intellectual exercise. They do not share the American view of management as an interpersonally demanding exercise, where plans have to be constantly « sold » upward and downward using personal skills.
- The French generally consider managers to be experts. They expect managers to give precise answers to work-related questions. To preserve their reputation, some French managers act as if they know the answers to questions even when they don’t.
Gray / Larson – Project Management : The Managerial Process
Et la? serai-je davantage américain, ou français?