nov/083
News de la semaine
L’avantage quand on a un blog, c’est qu’on peut faire ce qu’on veut. Comme par exemple euh… « Dans la peau de Sanh malkovich » c’est bien sympa, mais je ferai finalement pas ça pendant une semaine entière comme je l’avais prévu.
Pourtant cette semaine a été fortement occupée par beaucoup d’évènement : la liesse générale des habitants de Chicago lors des résultats de l’élection présidentielle aux Etats Unis, l’I-Fest le festival international auquel j’ai participé avec l’association des français, et bien sur des sorties en boîte avec mes amis espagnols et américains.
//Les américains
Commençons par … ce dernier point. Quelque chose que j’ai remarqué, et qui forcément relève du bon sens : on ne progressera jamais autant dans une langue que lorsqu’on la pratique avec des authentiques américains. OK OK pour vous c’est normal, mais dans une université où la plupart des étudiants sont des étrangers c’est difficile de faire attention à ce qu’on dit, et on a tendance à utiliser des phrases simples pour que les gens qui sont mauvais vous comprennent.
Récemment j’ai passé quelque moments avec des authentiques américains, et le changement, ça se voit : beaucoup de vocabulaire fraichement appris, des mauvaises habitudes qu’on perd, c’est vraiment bien de sentir qu’il y a du « level up » en anglais.
Et puis au niveau culture c’est autre chose. Ok j’ai appris beaucoup sur la culture espagnole, mais c’était pas vraiment mon objectif en arrivant ici : la culture américaine c’est plein de détails marrants. Cela m’est venu à l’esprit quand j’ai vu une américaine avec 5 ans de conduite à son actif être completement incompétente en terme de créneau.
Do you think there’s enough space? Do you think I can park here?
- You could park two cars like yours! come on!
Ouais j’ai fait mon fier, mais quand j’ai essayé de conduire sa voiture, j’ai été un peu décontenancé au début par rapport au fait qu’il y avait pas d’embrayage, mais je m’y suis fait très vite.
//Les élections

La galerie est là.
J’essaierai bien de pas m’étaler sur le sujet, mais c’est incontournable, compte tenu du fait que je suis à Chicago, fief des irréductibles pro-Obama. Et pour l’occasion pas moins d’un millions de personne étaient présentes à Grant Park, ainsi qu’Obama en personne pour prononcer son discours qui a été diffusé partout dans le monde. La presse internationale, nationale, régionale, locale, tout y était, et même que je suis tombé nez à nez avec des journalistes japonais. Petite pensée à François et à Pierre si vous passez par ici.
Je suis au courant, vous êtes au courant, tout le monde est au courant qu’Obama a gagné les élections les doigts dans le nez avec une avance considérable : le premier président africains-américains des Etats Unis. C’était un peu comme match truqué, dont on connaissait d’avance l’issu, et j’étais là. I was here, because yes, we can.
Les journalistes s’affairaient autour des stéréotypes américains, tel que le papa afro-américain qui tenait sa fille dans ses bras en pleurant de joie. Ou bien gros plan sur le vieil homme aux cheveux blancs, contrastant avec sa peau noire, qui sanglotait en silence dans son coin tellement la joie l’inondait. Et oui ce soir là, c’était l’instant kodak général. Chaque chaîne de télévision en rajoutait des couches et des couches avec l’émotion générale suite à cette victoire : « Yes we can » ou « Yes we did! ».
Et moi, en tant que français à Chicago, j’ai presque moi même versé une larme, j’ai presque eu envie d’être naturalisé américain et pouvoir crier sans arrière penser « O-BA-MA! O-BA-MA! ». Tout était si bien réalisé, et je me sentais dans un chouette film. Un point commun que les deux personnages MacCain/Obama ont eu ce soir là, est que leur discours était parfait. Deux excellents orateurs. Un MacCain fair play, Un Obama modeste et humble tout y était pour engager l’Amérique sur une nouvelle voie, ce qui réjouit également la scène internationale.
Obama est un excellent orateur, je l’ai dit, et je le répète une deuxième fois après avoir vu le discours de Ségolène Royal à l’université d’été du PS.
Pour clore cette parenthèse politique, nettement moins marrante, je viens de me rappeler que j’ai un projet « fil rouge » à faire sur les élections américaines : modéliser le processus des élections et l’améliorer. Marrant, mais bon, ça pourrit un peu mes vacances.
Comment ça je suis pas en vacances?
//l’I-fest

L’I-fest , l’international festival de l’iiT c’est un journée avec un concours de cuisine internationale suivi le soir par un spectacle rassemblant de la danse, du théatre, du chant de toutes les cultures du monde. Pour la n-ième fois, c’est encore les indiens qui gagnent, même s’ils ont respecté aucune règle, comme d’habitude. (Non je n’ai rien contre eux, je vous assure)
Nous sommes arrivés en toute modestie, sans vouloir gagner, mais seulement de participer et faire partager un petit bout de notre « frenchiness » : à midi crêpes au sucre/nutella, et le soir un petite pièce de théâtre mené par Ben en tant que présentateur TV pour montrer quelques différences majeures entre les français et les américaines. Et extraordinairement, ça c’est bien passé, les gens ont bien rit, et les scénettes se sont bien goupillés avec la bande son et tout. j’aurai une vidéo, bientot.
Tiens d’ailleurs, ce me vient à l’esprit, mais on a oublié de montrer que les américaines c’est des gros gaspilleurs d’énergie.
Bientot quelques galeries, j’ai pas eu trop le temps de les uploader…
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Aucun trackbacks pour l'instant
0:20 on 9 novembre 2008
Chuis un peu défait, j’ai plein de photos à montrer!
14:01 on 9 novembre 2008
Attends au moins un commentaire avant de t’autocommenter :)
Content que tu level-up dans la langue de Shakespeare, mais toujours du relachement dans celle de Molière è_é.
Mais comme j’suis un mec sympa je vais passer outre !
22:11 on 9 novembre 2008
haa c’est que je prends meme pas le temps de lire