These ain’t free hugs.

Freedom of speech
Non, ce ne sont pas des câlins gratuits comme on peut trouver en france.
Un droit particulier que les Etats Unis tiennent à respecter, c'est le freedom of speech, le droit de s'exprimer librement. Par conséquent, en me baladant en centre ville de Chicago, je tombe sur ces tristes lurons qui déclament des passages d'un livre religieux et l'interprètent un petit peu à leur sauce :
America Will Be Destroyed Thus Say The Lord
C'est ce qu'on peut lire sur la pancarte sur le premier cliché, accompagné d'une voix criant que c'est la faute aux "Juifs, homosexuels, et lesbiennes" dans un argot plutôt coloré.
C'était difficile de passer à côté sans prendre de photo, ni sans essayer d'écouter ce qu'ils racontent. Ainsi certaines personnes se sont arrêtées pour protester, pour les interroger, pour les insulter (j'espère!)... Enfin bon, mon lot de surprise n'est pas prêt de se vider.
(La deuxième photo est un drapeau gigantesque qui se trouve dans un mall... "Le patriotisme exacerbé" des américains : rien de nouveau à ce niveau là.)
7 jours après

Crâne (Céline & moi)
Ca y est, c'est bon, j'arrive dans une période bien meilleure. Je commence à bien me plaire par ici... une fois les formalités administratives écartées et la bouffe digérée avec de bien grandes difficultées, j'arrive finalement à voir le bout du tunnel et apprécier la culture américaine dans toute sa splendeur.
Comme Candide parcourant le monde, je jette un regard naïf sur les habitudes américaines et je découvre que bien des choses qui me sont acquises sont des spécificités françaises.
// Americans, where art thou?
Ce qui est bien en ce début d'année, c'est les rencontres, c'est de discuter avec les gens, découvrir de nouvelles personnes. Ma capacité à m'intégrer est, pour ainsi dire, mise à rude épreuve : aller vers les gens, retenir les noms, sortir même quand je suis fatigué... un travail de tous les jours. Mon anglais, aussi avancé que les gens veuillent le croire, est vraiment loin d'être parfait, ni même proche d'être courant : mais ça va, mon accent est, apparemment, sympa à comprendre, surtout lorsqu'on est étudiant à l'IIT.
Des difficultés à voir où je veux en venir?
En fait, l'IIT est une université complètement cosmopolite qui représente plus d'une centaine de nationalités différente. Mais une ou deux plus qu'une autre : une majorité écrasante d'asiatique. Et au sein même de la communauté asiatique, une majorité d'indiens, après il y a les coréens, les chinois.
Et quand je dis "majorité", je compte les américains : et j'ai été d'autant plus surpris de cette majorité d'indien lorsque j'ai eu mon premier cours hier soir de 6 à 9.
Le résultat est que, sur une vingtaine de personnes, il n'y a seulement qu'un seul américain. Et il s'appelle "Ahzef"... Le reste est indien, espagnol, coréen, et kazakhe. Même mon prof est indien. L'accent indien, c'est assez terrible. Donc pour ce qui est de l'angoisse de mal parler anglais, je pense que tout va bien, et que je pense que je peux oser dire que j'ai un niveau supérieur à pas mal d'élèves.
Par conséquent, j'ai parfois l'impression de passer à côté de quelque chose, à un des buts de mon séjour ici... Ce que j'ai pour moi, c'est que j'aurai plus de difficultés à prendre l'accent américain !
// Mi casa
J'attendais une plus belle lumière pour faire des photos, mais vu que le temps à tendance à se dégrader chaque jour, je me suis dit qu'une vidéo serait plus simple et plus sympa. Je suis désolé d'avance pour la qualité de la vidéo, j'ai complètement oublié de faire la balance des blancs... ce qui donne une vidéo un peu bleue.
// Not wasting = hippie
Ce fut l'évènement qui a fini de me convaincre. Les américains sont des pollueurs.
Je me considère pas spécialement comme un écolo, du moins pas comme Céline - au point de grincer des dents dès que le robinet coule -, mais là, vraiment, elle aurait pété les plombs : climatiseur toujours allumé, lumières jamais éteinte, les télés toujours allumés, etc. Je pense que je vous apprends rien, mais il faut voir pour le croire... la première chose que je fais en rentrant, c'est d'éteindre les lumières que mon coloc n'a pas éteintes.
Les sacs plastiques? un calvaire. Les supermarchés américains jouent sur la paresse et mettent eux même les produits achetés dans les sacs plastiques des clients lors du passage en caisse. Ouais, c'est sympa.
Ca l'est moins quand on approche le ratio 1 produit = 1 sac plastique, et exception si c'est un truc lourd (alors la c'est 2 ou 3). Wouhouu.
Donc lorsqu'on achète un bloc de post-it, et qu'on refuse gentiment de prendre un sac pour si peu, l'étudiante te regarde, sourit, et dit "You are kind of hippie, aren't you?"...
Next post issues : la bouffe, l'armée, l'alcool, la fête.
Devenons croyants
et prions tous ensemble pour que la magie s'opère... J'ai laissé mon réflex à un service de réparation de Chicago, le devis s'élève à 80 euros pour seulement 1 jour d'attente : "peu" cher (par rapport au matos que c'est), et rapide, c'est un peu surprenant quand même.
Le service m'avait l'air un peu louche mais apparemment c'est une plutôt grosse boite vieille de 1949, donc j'espère que je peux leur faire confiance, et qu'ils vont pas m'arnaquer. Parce que par ici, même quand t'as l'impression que quelque chose est gratuit, et ben en fait nan. Tu vois un peu plus tard dans la facture "Welcome week : 150 dollars". Super. Et obligatoire.
Pour être franc, ces jours ci, j'ai été un peu déçu par ce début de voyage, non pas du point de vue dépaysement, mais plutôt du point de vue.... orientation. Je suis un peu perdu dans un système qui n'est pas le mien, en plus d'être archaïquement compliqué. C'est ça d'engage des étudiants pour s'occuper des tâches administratives : les gens qui ont besoin d'aide se retrouvent balloté d'un service à l'autre.
Par exemple, un rapide pour que vous compreniez, je dois recevoir une lettre. Cool, il me faut juste mon adresse. Je bouge à l'accueil du bâtiment, il me donne l'adresse, et au fil d'une discussion à propos de l'organisation des boîtes aux lettres, il s'avère qu'il faut une clé que je n'ai pas.
Je vais à la direction des résidences, et donc je rencontre une dame qui me dit qu'il faut que je remplisse une formulaire d'état des lieux (que j'aurai du rempli en arrivant - mais que je pouvais pas savoir parce que personne me la dit -). Elle me file et m'indique encore un autre bureau vers lequel aller pour récupérer ma clé.
J'arrive à ce bureau, j'apprends que ma clé n'existe pas, et qu'ils sont en train de la faire : donc j'ai traversé plusieurs fois le campus... pour apprendre que je peux même pas recevoir une lettre.
Et je vous parle pas du chamboulement (bis) des cours que j'ai choisis,
Ni de la facture trop salée du logement et tout çapeu près
Ni des erreurs de facturation dà 500 dollars,
Enfin bon, croisez les doigts, pour que mon appareil revienne avec toute son intégrité....
Merci d'avance.