août/103
J-4 : Vietnam strikes back
Dans 4 jours précisément, je remettrai mes pieds sur le territoire vietnamien pour la 6ème fois.
Pour la 6ème fois encore, je redécouvrirai le pays dans lequel je ne suis pas né, mais duquel appartiennent mes racines.
Et comme à chaque fois, je verrai comment ce pays a changé en si peu d’années, comment l’image que j’avais d’elle s’éloigne peu à peu de ce que je me faisais dans ma tête.
Il a suffit que je revoie les photos de mon enfance pour constater ces rues, ces maisons que je considérais miennes. « Un vrai enfant de la rue » a dit mon père en rigolant.
Dans 4 jours je reviendrai cette fois-ci sans le cocon protecteur de mes parents, mais avec une joyeuse tribu composée de mes amis : une collision de mon enfance, de ma culture, et de ma vie actuelle.
Et comment ce sera, après?
juil/100
Midnight
Il est minuit. Tic tac, dans 7H j’essaierai de me lever pour aller commencer une nouvelle semaine.
La nuit est chaude, et malgré tout je sais que je m’endormirai rapidement comme chaque soir. Mais ce soir ce sera différent, ce soir je me suis dit que je me poserai devant mon blog et que je rédigerai quelque chose de complètement inintéressant, juste histoire de casser l’ambiance mortelle par ici.
Non j’irai pas me coucher, et non mon blog, malgré quelques hésitations aujourd’hui ne fermera pas, tout ça parce que de temps en temps, quand je suis pas de sortie, ou lorsque j’aurai pas de travail, ni d’amis ni de copines, ni même lorsque que je n’aurai plus rien à faire (sachant que glander ou moisir font partis des choses à faire et que je fais sans problème) et bien j’aurai toujours quelques mots à poser ici. Même des divagations nocturnes.
Et non : je me promets de ne pas publier de photos de mes cochons d’inde.
juin/108
Ain’t old enough
Il y a de cela quelques jours, je me suis retrouvé dans une situation bien étrange.
Céline agitait avec fierté ses surligneurs fantaisies en forme de seringue devant mon nez, tentant ainsi de me faire jalouser. En vain. Car pour moi, l’époque des trousses contenant plein d’objets inutiles est révolue. En fait : l’époque des trousses tout court. J’ai un stylo, sa fonction est d’écrire, ca me suffit.
Du coup je l’ai rembarré d’un « Mais Céline, faut grandir un peu! », et c’est là que je me suis senti con.
Je venais de réaliser que pendant qu’elle agitait ses surligneurs, moi, le mec mature, j’étais en train de jouer avec mon parapluie katana en faisant de grands moulinets dans le vide.
Et le pire, c’était que je pensais ce que je disais : je viens d’avoir 25 ans, une copine, un CDI, un appart sympa, un cochon d’inde, et j’ai souscrit à une assurance-vie, alors ce genre de turpitudes c’est pour les jeunes.
Et le pire du pire, c’est que d’un autre côté, je me dis que c’est grave d’avoir ce genre de pensées.

